Expertises

Pathologie Équipements Thermiques, Désordres affectant les chauffe-eau et chauffage solaires individuels

France Diagnostic intervient pour tout besoin d’analyse en matière d’expertise des installations de solaires thermiques individuelles, notre expérience du bâtiment et de son adéquation avec les équipements techniques (Chauffage, ECS, Ventilation, Enr) sont le fruit d’une pratique en ingénierie de 46 années.

Le constat

Les désordres constatés peuvent être de deux types :

Fonctionnels
Insuffisance de la circulation de fluide dans les capteurs, sur-dimension de la surface de capteur par rapport aux besoins et à la capacité de stockage ;  infiltrations au niveau de la toiture dues à une mauvaise installation et à des défauts d’étanchéité.
Mauvaise implantation,orientation des capteurs solaires.

Performanciels
Un appoint avec une autre énergie est nécessaire lorsque l’énergie solaire n’est pas suffisante pour produire de l’eau chaude tout l’année. Une surconsommation de l’énergie d’appoint peut être générée par un réglage incorrectement paramétré de la régulation ou un vice de fabrication.

RTEmagicC_chauffe-eau-solaire-en-appoint-chaudiere.pngLe diagnostic

Plusieurs types de chauffe-eau individuels existent et peuvent proposer un appui complémentaire présenté de manière différente : ballon séparé, résistance intégrée dans le ballon, produit par une chaudière de chauffage central (voir schéma ci-dessous).

Désordres fonctionnels

Les capteurs peuvent se retrouvés encrassés ou ne pas réceptionner de manière optimale les rayons du soleil et ainsi perdre de leur rendement. Cela peut être dû à un arbre qui fait office d’écran ou encore à ses feuilles qui se sont déposées dessus en tombant.
Les capteurs disposent d’un fluide caloporteur qui permet de faire circuler la chaleur. Ce fluide peut geler à cause de températures extérieures négatives ou de l’absence de soleil si une protection antigel n’est pas prévue.

Il est courant de disposer, avec le ballon, d’équipements complémentaires tels qu’une soupape de sécurité, un vase d’expansion, une pompe de circulation d’eau, un clapet de non-retour et quelquefois un dispositif de décharge.
Le débit d’eau se fait grâce à la pompe, à une certaine hauteur manométrique, en fonction de la complexité de son parcours et de la longueur de la liaison entre les capteurs et le ballon.
La résistance hydraulique peut augmenter et la pompe ne pas être assez puissante si le réseau comporte de nombreux coudes ou si la distance entre le stockage et le capteur est trop longue.
Les échanges thermiques dans le capteur sont perturbés par la présence d’air résiduel dans le réseau diminuant la performance de l’installation, augmentant la température et accélérant son vieillissement.
L’eau primaire surchauffe en cas de non soutirage de l’eau chaude sanitaire ou de mauvais dimensionnement. Le vase d’expansion absorbe, dans un premier temps, son augmentation de pression et de volume. La soupape de sécurité s’ouvre si l’installation est mal dimensionnée. Elle peut rester bloquée en cas de défaut d’entretien, entraînant la déformation des capteurs. En cas de défaut d’entretien elle peut rester bloquée, entraînant la déformation des capteurs. Pour éviter les brûlures, la mise en place d’un limiteur de température en sortie du ballon est obligatoire.
Si le volume total de stockage est supérieur à 400l, la température minimale à respecter est de 55°C.
Si le soutirage d’eau chaude sanitaire ne se fait pas de manière prolongée, les capteurs doivent être occultés ou un dispositif de décharge installé pour éviter la montée en température non maîtrisée de l’eau du circuit primaire et de l’eau chaude sanitaire et évacuer l’énergie non consommée.

Désordres liés au défaut de performance

Il est indispensable d’effectuer le contrôle du différentiel de température de l’eau, en sortie des capteurs et bas du ballon. La pompe ne doit être en état de marche que lorsque l’énergie solaire peut élever la température de l’eau dans les capteurs.
La pompe pourrait fonctionner et envoyer dans les capteurs de l’eau chaude, produite par l’énergie d’appoint, en l’absence de ce contrôle, entraînant également  l’utilisation intempestive de l’énergie d’appoint alors que l’énergie solaire assure seule le chauffage de l’eau.
Un dysfonctionnement de ce contrôle peut également entraîner l’utilisation intempestive de l’énergie d’appoint alors que l’énergie solaire assure seule le chauffage de l’eau.
Il y a surconsommation de l’énergie d’appoint, dans les deux cas.

Défauts d’étanchéité

Il s’agit des défauts d’installation d’étanchéités des capteurs intégrés, ou des pattes de fixation des capteurs posés en creux d’onde qui créer des barrages qui peuvent accumuler des déchets et provoquer des infiltrations. Pour les capteurs intégrés, le système d’étanchéité devra être réalisé très soigneusement. Pour les capteurs posés, les fixations devront être en partie haute des ondes de tuiles.

Les bonnes pratiques

  • Lors de l’installation, s’assurer de l’absence de masques ou de risques d’occultation des capteurs
  • Bien choisir l’orientation des capteurs
  • Eviter de surdimensionner la surface de capteurs
  • Vérifier la régulation
  • Mettre une protection anti-gel en place
  • Respecter en permanence la température minimale de 55°C quelle que soit la configuration d’appoint ou de régulation.
  • Mettre des purgeurs avec vannes d’isolement en point haut de l’installation et introduire l’eau glycolée en éliminant l’air contenu dans le réseau
  • Installer un limiteur de température afin de limiter les risques de brûlures
  • Vérifier que les caractéristiques de la pompe sont cohérentes avec la configuration de la liaison capteurs/ballon.
  • Informer l’utilisateur sur la nécessité de vérifier fréquemment son installation et faire réaliser l’entretien de l’installation par un professionnel.

L’essentiel

  • Conseiller de souscrire un contrat de maintenance.
  • Adapter le dimensionnement du dispositif aux besoins réels.
  • Vérifier périodiquement la quantité de glycol.
  • Concevoir l’implantation des capteurs en optimisant l’ensemble masques/orientation/inclinaison.
    Vérifier et faire entretenir les dispositifs qui peuvent déclencher à mauvais escient la production d’énergie d’appoint.
 

Pathologie Piscine, Désordres des piscines privatives

France Diagnostic intervient pour tout besoin d’analyse en matière d’expertise des pathologies et désordres des piscines privatives,(recherches de fuites, expertises à l’amiable et proposition d’amélioration en vue de la solution aux désordres). 

Le constat

Les piscines privées en béton peuvent être sujettes à des mauvaises surprises tant au niveau des revêtements et des équipements que de la structure.
Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de désordres pouvant affecter l’étanchéité ou la structure tels que : rupture des canalisations, mouvements d’ensemble (tassement ou soulèvement), fissuration, mauvaise tenue des revêtements.

IMG_9271Le diagnostic

Au niveau du bassin

La fissuration du radier ou des parois verticales est le résultat de mauvais calculs dans la conception ou la réalisation.
Des éclats de béton et l’oxydation des armatures peuvent être les conséquences de fissures infiltrantes.
Une mauvaise prise en compte des caractéristiques géotechniques du sol entraîne le tassement d’ensemble.
Les tassements différentiels sont le fruit de la présence de points durs, de remblais disparates, d’argile compressible ou de terrains remaniés.
Une fissuration dommageable est bien souvent découverte sur une piscine construite sur un terrain en pente qui a bénéficié d’un apport en remblais mal compactés.
À l’inverse lorsque le bassin est exposé aux fluctuations de la nappe phréatique, qu’il s’agisse de bassins en coques thermoformées ou d’ouvrages maçonnés, peut subir des poussées du bas vers le haut (principe d’Archimède) qui peuvent provoquer des soulèvements de plusieurs dizaines de centimètres.
Il est nécessaire, alors, de dimensionner l’ouvrage en conséquence et de prévoir la réalisation de puits de décompression et parfois d’un drainage permanent.
Le vidage ou l’évaporation de l’eau du bassin ont un effet aggravant vis-à-vis de ce type de phénomène.
En cas d’épaisseur insuffisante, de mauvaise préparation du support, ou du mauvais dosage de l’enduit, le décollement des enduits hydrauliques intérieurs peut arriver.

Des déformations ou des problèmes de bonne tenue (plis, taches) peuvent engendrer des défauts des revêtements élastoplastiques (liners) qui résultent principalement de la qualité et du traitement de l’eau de contact.
Lorsque l’eau est très acide elle peut dissoudre les charges minérales contenues dans la membrane qui perd alors ses propriétés de résistance et de rigidité, faisant apparaître plis ou ridules.

Au niveau des revêtements de finition

La mauvaise préparation du support ou l’inadaptation du procédé utilisé entraîne les décollements de peinture.
L’eau migre entre le support et le feuil de peinture et provoque le décollement.
Les décollements de carrelage ont souvent pour origine le non-respect des joints de fractionnement ou la mauvaise réalisation des joints séparant les carreaux.

desordres-des-piscines-privatives_02Au niveau des équipements

L’affaissement des plages et margelles est dû à la mauvaise mise en œuvre des couches de remblai sous-jacent.
La rupture des canalisations enterrées provient des tassements du remblai périphérique ou du radier (en fonction du sol support).

Les bonnes pratiques

  • Réfléchir à la conception d’ensemble, prévoir une étude préalable. La cause essentielle des désordres de nature structurelle est l’inadaptation de l’ouvrage au sol, due à l’absence d’étude géotechnique spécifique à l’ouvrage.
  • Le Cahier des charges applicable à la construction des bassins de piscines à structure béton, publié en mai 1977 dans les annales ITBP, fixe les règles de conception, les conditions de mise en œuvre et d’utilisation.
  • Soigner les travaux préparatoires et de remblaiement. Le DTU 12 fixe les conditions de l’exécution des fouilles (chapitre I), et celles des remblaiements (chapitre V).
  • Se conformer aux règles de réalisation des fondations et du gros œuvre. Elles sont fixées par le DTU 13.11 (conditions de mises en œuvre des fondations superficielles) et par les Directives Techniques Piscines n° 4 (stabilité des bassins et des fondations) et n° 1 (règles de tolérance de cotes et d’aspect).
  • Prévoir les revêtements adéquats. Le DTU 52.1 relatif aux revêtements de sols scellés, contient un certain nombre de dispositions visant les plages de piscines.
    Le NF DTU 52.2 s’applique aux carrelages collés.
  • Attirer l’attention de l’utilisateur sur les risques de poussée des terres en cas de vidange de la piscine, notamment concernant la sécurité des piscines privatives. Les piscines privatives doivent être équipées d’un dispositif de sécurité contre le risque de noyade (cf. décrets du 07/06/2004 et du 16/07/2009).

 

Pathologie Bâtiment, Infiltrations d’air parasites

France Diagnostic intervient pour tout besoin d’analyse en matière d’expertise des pathologies et désordres dans la mise en oeuvre des élèments du système constructif (gros Oeuvre et isolation) des maisons individuelles, (recherches de fuites, localisation des ponts thermiques, expertises à l’amiable et proposition d’amélioration en vue de la solution aux désordres).

Le constat

La circulation d’air parasites, chargées de pollutions et de poussières, se caractérisent par des salissures sur les finitions intérieures des habitations équipées de VMC (plinthes fixées sur les parois extérieures, bord des moquettes…).
Au-delà de ce désordre d’ordre esthétique, ces circulations parasites peuvent générer un inconfort acoustique ou thermique, impacter directement la qualité de l’air intérieur, voire faire chuter sensiblement les performances thermiques d’un bâtiment.

RTEmagicC_variation-flux-air-conditions-climatiques.pngLe diagnostic

L’enveloppe d’un bâtiment est constamment soumise à une différence de pression provenant :

des hottes de cuisine, de la ventilation, des équipements de chauffage à combustion (dont l’apport d’oxygène provient du volume intérieur comme les chaudières utilisant un combustible fossile, les poêles, les cheminées, …)
de l’effet du vent ;
du tirage thermique ;
Cette différence de pression crée deux types de circulations d’air parasites (en dehors des dispositifs prévus pour le renouvellement de l’air) :
les exfiltrations d’air
les infiltrations d’air ;

La plupart des défauts d’étanchéité à l’air proviennent d’un :

défaut d’étanchéité au niveau des liaisons façades et planchers ;
défaut d’étanchéité à la liaison dormant/gros œuvre ;
défaut d’étanchéité des coffres de volets roulants, trappes, éléments traversant les parois extérieures ;
défaut d’étanchéité du réseau électrique : calfeutrement des fourreaux nécessaires aux passages de câbles

Les infiltrations d’air

Les défauts d’étanchéité ramènent de l’air extérieur pollué dans la lame d’air située derrière le doublage thermique. Cet air est ensuite aspiré à l’intérieur du logement au travers de toutes les discontinuités des doublages :

<discontinuité des joints entre plaques de doublage ;
pots électriques ;
partie basse du doublage qui, par construction, ne repose pas sur le sol (afin d’éviter sa mise en compression)
L’air parasite se charge en particules de COV (Composés Organiques Volatils), de poussière de fibres d’isolant, voire de moisissures présentes derrière les doublages.

Dans les logements équipés de VMC double flux, l’impact thermique peut ne pas être négligeable du fait même de la nature du renouvellement d’air. L’air soufflé à l’intérieur du volume habitable est réchauffé grâce à l’échangeur thermique qui récupère les calories à partir de l’air extrait.
L’efficacité de ce type de VMC est amoindrie par les infiltrations d’air froid en hiver.

Les exfiltrations d’air

RTEmagicC_exfiltrations-air_01.pngDans le cas d’exfiltrations d’air, l’air extrait est souvent chargé d’humidité. Selon l’endroit du défaut de perméabilité, il peut y avoir condensation lors du cheminement de l’air de l’intérieur vers l’extérieur.


Les exfiltrations peuvent être accrues dans les cas où les raccords entre conduits de VMC (simple ou double flux) ne sont pas étanches : cette discontinuité de la gaine crée un appel d’air.

Les bonnes pratiques

Sensibiliser les intervenants aux détails d’exécution à respecter et aux problèmes d’infiltration d’air.

Exiger un autocontrôle systématique des entreprises par corps d’état et contrôler (maîtrise d’œuvre) le traitement des points sensibles dès le commencement des travaux.

Veiller particulièrement à l’étanchéité de l’enveloppe du bâtiment, notamment aux jonctions :

  • coffres de volets roulants/gros œuvre
  • menuiseries/gros œuvre
  • Après passage de la câblerie, s’assurer de la bonne obturation des fourreaux reliant l’intérieur à l’extérieur, ainsi que des pots électriques.

Pour sa part, le plaquiste devra veiller au respect des dispositions prévues dans le DTU 25-42 afin d’obturer les lames d’air par :

  • Dans le cas de l’application d’une membrane pare ou frein-vapeur, assurer la continuité de l’étanchéité à l’air sous peine de concentrer les circulations d’air parasites sur quelques points singuliers, et de charger localement d’eau condensée au moment du passage de l’intérieur vers l’extérieur (et inversement).
  • Effectuer un contrôle final de l’étanchéité à l’air par mesure, selon la norme NF EN 13829.
  • Bourrage de l’espace situé entre le pied du doublage thermique et le sol à l’aide mousse de polyuréthanne ou de laine minérale ;
  • Traitement des cueillies en plafonds et murs des espaces aménagés dans les combles.
  • Rappeler que l’obturation des entrées d’air par les occupants est un élément particulièrement défavorable qui ne peut qu’accroître les entrées d’air parasites.
  • Dès que le clos et couvert est achevé, et avant l’exécution des finitions, voire avant la pose des doublages, effectuer un contrôle de l’étanchéité à l’air afin de détecter les fuites d’air non traitées.

L’essentiel

  • Sensibiliser les entreprises aux risques de circulations d’air parasites et aux déperditions énergétiques.
  • Pratiquer un contrôle intermédiaire d’étanchéité à la fin du clos et couvert.
  • Veiller aux points singuliers et aux interfaces entre corps d’état.
Recherches populaires : Réglementation thermique RT 2012, Étanchéité air bâtiments